L’ergonomie cognitive ou physique ?
Tu préfères avoir un corps sans tête ou une tête sans corps ?
Ça c’est ce que j’entends quand on me demande si je suis plus ergonome physique ou ergonome cognitif.
Lors de l’analyse d’une situation de travail sur le terrain d’un opérateur, tout est lié :
- Ses techniques gestuelles pour réaliser ses tâches (ergonomie physique ?)
- Ses processus sous-jacents qui mènent à ces techniques (ergonomie cognitive ?)
- Ses organisations spatiales et temporelles liées à son activité (ergonomie organisationnelle ?)
Nous pouvons segmenter les champs d’action de l’ergonomie mais sur le terrain, ils sont tous intrinsèquement liés. En fonction de notre parcours qui nous a menés à l’ergonomie, nous allons avoir une appétence pour une "porte d'entrée" plutôt qu’une autre, mais ces facteurs restent indissociables et liés entre eux.
Le but de l’analyse de l’activité est de faire ressortir ces déterminants (ressources humaines, matérielles, organisationnelles, etc etc) pour enclencher les leviers d’actions adaptés (travail sur l'organisation, l'aménagement, les savoir-faire...etc.)
Des préconisations organisationnelles non adaptées aux contraintes physiologiques n’ont aucun sens et inversement, l’activité est un tout est c’est là-dessus que nous nous appuyons pour chaque situation !
Et vous, comment vous voyez l’ergonomie ?
L'illustration provient de l'article : Modélisation et anticipations – éléments théoriques pour une approche géo-ergonomique ( Antoni, 2014), qui reprends l'illustration de F. Hubault (in Cazamian et al., 1992)).