La recette du bon ergonome

« Ha ouais l’ergonomie…gestes et postures quoi, c’est ça ? »

Sortir de ce cliché-ci va demander du temps, surtout que j’étais présent pour faire une formation sur le corps, en lien avec l’activité des participants.

Les manches retroussées et c’est parti pour l’explication ! L’ingénierie de cette formation se fait en prenant en compte l’activité réelle des opérateurs. Et pour que ça vienne du terrain, nous sommes donc passés par une analyse de l’activité sur le terrain. On mouline pour essayer d’avoir une approche la plus holistique possible de l’activité :
- De la physio, parce que les opérateurs ont un corps
- De la psycho, parce que les opérateurs ont une tête
- Des sciences sociales, parce que les opérateurs ne travaillent pas seuls, et dans une culture qui leur est propre !
- Des sciences didactiques… parce que les compétences identifiées ne servent pas si elles ne sont pas partagées, ou même identifiées.
- De l’ingénierie de formation pour faire en sorte que tout s’imbrique temporellement, en faisant en sorte que les savoirs et partages viennent des participants.

La force des ergo’ dans le champ de la didactique professionnelle, c’est d’être capable de fournir des solutions adaptées à l’activité !

Pour passer d’une démarche descendante, qui répand la bonne parole (et la « bonne posture ») à une démarche horizontale, adaptée à l’activité, qui fait émerger des partages de savoir-faire et compétences (souvent non identifiées) entre participants en fonction des différences interindividuelles, il a fallu piocher dans beaucoup de disciplines.

Oui on parle de gestes, de postures, pour nuancer et expliquer que la clé c’est la variabilité gestuelle, en offrant des solutions de variabilité qui viennent du terrain.

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